Okan Germiyan: "François Bayrou l’emporterait au second tour"
Né en 1980 et doctorant de sciences politiques, Okan Germiyan est sans illusions sur le monde politique. Directeur de campagne de la liste Modem, aux municipales de 2008 à Issy-les-Moulineaux et vice-
président des jeunes démocrates des Hauts-de-Seine, il espère jouer un rôle important lors des municipales de 2014, mais est parfaitement conscient que "dans tous les partis, on aime bien couper les têtes de ceux qui montent".
Ce qui ne l’empêche pas d’être passionné de vie publique, raison pour laquelle il s’est inscrit sur republiquez.com: "Je viens d’une famille gaulliste. Avant, j’étais un peu à droite, j’en suis sorti".
Adhérent de l’UDF en 2006, il est présent au congrès fondateur du MoDem, organisé à Villepinte, et se reconnaît volontiers "bayroumaniaque. Il n’a absolument pas le sentiment que son candidat fléchisse par rapport à 2007: "Les électeurs se souviennent d’un discours très cohérent sur la dette en 2007. On retrouve cette année les mêmes fondamentaux chez François Bayrou, avec la volonté de mettre fin à la bipolarisation et de parler au monde ouvrier".
Persuadé que "François Bayrou l’emportera s’il est présent au second tour", que ce soit face à François Hollande ou à Nicolas Sarkozy, Okan Germiyan réfute toute ambiguïté du leader du MoDem à l’égard de l’actuel Président de la République: "Vous avez noté à quel point François Bayrou s’est démarqué, que ce soit sur la civilisation prétendue supérieure de Claude Guéant ou sur l’idée d’un referendum sur les chômeurs".
Et il se hasarde même à un pronostic: "Si François Bayrou n’était pas présent au second tour, je suis persuadé qu’il n’appellera pas à voter Sarkozy".
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Chômage - Royal en plein dans le 1000
"Il y a aujourd’hui 1000 chômeurs de plus par jour".
Ségolène Royal,sur Europe 1, le 19 février 2012.
Jamais avare d’une bonne formule, Ségolène Royal s’attaque cette fois à
la politique du gouvernement en matière d’emploi.
A quelques arrondis près, la formule de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Royal est exacte.
D’après les chiffres officiels du ministère de du Travail et de l’Emploi, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a grimpé de 1% entre novembre et décembre 2011, soit 29 700 demandeurs d’emplois supplémentaires. Rapportés au nombre de jours ouvrables (31) cela revient bien à 958 chômeurs supplémentaires par jour… Un chiffre qui bondit à 1350 si l’on ne prend en compte que les jours ouvrés!
Et ni la multitude, ni la complexité des classifications de Pôle Emploi ne suffisent à démonter la formule de la présidente de la région Poitou-Charentes. En regroupant les trois principales catégories (A, B et C) la hausse s’établit à 25 900 chômeurs de plus en décembre.
Seul bémol, la pique de Royal ne vaut que pour le mois de décembre. Sur l’ensemble de l’année 2011, le nombre de chômeurs a augmenté de 239 000, soit environ 664 demandeurs d’emplois supplémentaires chaque jour. Un chiffre loin des 1000 de décembre, mais déjà colossal.
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Quand Eva Joly agite l'épouvantail fukushima... et se trompe.
"Est-ce que vous, les commentateurs de l’immédiateté, vous avez enregistré que le réacteur numéro 2 de Fukushima est hors de contrôle aujourd’hui, et que l’opérateur Tepco ne sait pas comment re
froidir ce réacteur"?
Eva Joly, le 12 février 2012, sur RTL.
Qui, dimanche, savait réellement ce qui se passait au cœur du réacteur numéro 2 de Fukushima? Quelles étaient les informations en possession d'Eva Joly lorsqu'elle interpelle ses interlocuteurs du grand jury RTL?
La candidate d'Europe Écologie - Les Verts lit probablement les chiffres publié par TEPCO et le Fukushima Diary. Pour la compagnie qui exploite la centrale, la température au cœur du réacteur n°2, le week-end dernier, était de 82° celsius. Elle était de 90° selon le Fukushima Diary.
Mais à y regarder de plus près, l’analyse d’Eva Joly ne tient pas compte d'une importante donnée: si l'un des trois thermomètres placé dans le réacteur numéro n°2 a bien fait état d’un réchauffement progressif ces dernières semaines, les deux autres instruments de mesure, situés à la même hauteur à l’intérieur du cœur, ont, eux, fait état d’une température inférieure à 35° Celsius.
Ces chiffres, incohérents, ne sont pas confirmés par d'autres indices qui viendraient confirmer un réchauffement du combustible.
"Il est à peu près sûr que le thermomètre est en panne", déclarait lundi le porte-parole de Tepco, venant ainsi confirmer des doutes précédemment émis sur son état de marche.
Au scénario "réacteur hors de contrôle" se substitue donc celui, beaucoup moins percutant, du "matériel de mesure défectueux".
A ce jour, le réacteur reste refroidi par des injections d’eau. Des injections d’eau portées, par mesure de précaution, à 17 tonnes par heure, soit 3 tonnes de plus qu’avant la panne.
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Protocole et amnésie présidentielle
Merveilleux de simplicité, le président de la République a confié à Laurence Ferrari, mercredi 15 février sur TF1, son impatience à en découdre avec ses rivaux à la présidentielle, maintenant qu’il es
t candidat : "J’ai hâte de retrouver les Français sans la lourdeur du protocole".
Pour un journaliste qui a déjà assisté à un voyage officiel de Nicolas Sarkozy, l’affirmation prête à sourire.
Selon René Dosière, le député socialiste qui scrute les comptes de l'Élysée, le moindre déplacement en province (deux heures en moyenne!) coûterait 600 000 euros, en particulier à cause des trajets en avion et des nombreux policiers mobilisés.
Des policiers qui n’hésitent pas à neutraliser tout ou partie de la ville visitée, au grand dam des commerçants, et qui ne laissent s’approcher à moins de cinq cent mètres de l’illustre visiteur que les invités dûment accrédités, en général membres de l’UMP, tandis que les potentiels mécontents sont éloignés pour que les caméras ne puissent pas les filmer.
Pour obtenir de belles rencontres avec les Français "sans protocole" … et surtout totalement contrôlées, que ne ferait-on pas!
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L’anonymat des maires ? Un déni de République!
Sauf bluff improbable, Marine Le Pen peine à rassembler les 500 parrainages nécessaires pour se présenter au scrutin présidentiel.
La présidente du FN sera présente, jeudi 16 février, à l’audience du
Conseil constitutionnel, qui devra trancher sur la Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) qu’elle a posée et décider s’il convient de revenir à l’anonymat des maires qui accordent leur parrainage à un candidat à la présidentielle.
Si Marine Le Pen doit être combattue au niveau des idées, il est impensable qu’un parti arrivé deuxième en 2002, ne puisse présenter un candidat à l’élection présidentielle. Mais il est tout aussi impensable que les maires, représentants élus de leurs communes, puissent accorder anonymement un parrainage.
Si le Conseil constitutionnel tombe dans cette facilité, il est facile d’imaginer les basses manœuvres qui s’ensuivront: des maires socialistes donneront en douce leur parrainage à l’extrême-droite pour compliquer la vie du candidat Sarkozy, tandis que l’UMP fera les yeux doux aux candidats d’extrême gauche.
Au début de la Ve République, le nombre de parrainages nécessaires était fixé à 100. Il est passé ensuite à 500 pour éviter "les candidatures farfelues".
Mais, sachant qu’il faut obtenir 5% des suffrages exprimés pour être remboursé de ses frais de campagne, y aura-t-il beaucoup de candidats kamikazes, prêts à risquer la ruine pour quelques minutes de temps de parole à la télévision?
Un retour à 100 parrainages, assumés en toute transparence par les élus, serait sans doute la mesure la plus conforme à nos institutions… Et poserait un sacré problème à Nicolas Sarkozy, dont le virage à l’extrême droite ces derniers temps est sans doute une façon de tenter de rafler le réservoir électoral de Marine Le Pen en pariant sur le fait qu’elle sera dans l’impossibilité de se présenter devant les français.
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"Une campagne politicarde et en dehors de la réalité"
Directeur de campagne de Jacques Cheminade, Christophe Paquien se frotte les mains car son candidat détient depuis un bon moment les 500 signatures de maire: "Depuis un an, on a fait du travail de
terrain au lieu de se contenter d’envoyer des mails ou de faire appel à des sociétés de démarchage téléphonique. Les maires rechignent à signer car ils ont peur des pressions. Le meilleur moyen de les convaincre c’est de les rencontrer en personne".
Le Lyonnais sait de quoi il parle, car il n’hésite pas à rencontrer les élus pour obtenir les précieuses signatures:
"On n’a plus d’hommes de caractère. A un moment il faut assumer ses idées. Je suis frappé de voir le décalage entre les élites parisiennes et les maires des petites communes. Nous assistons actuellement à une campagne politicarde et en dehors de la réalité, alors que notre pays se débat dans une crise financière sans précédent".
L’idée force de Jacques Cheminade est de mettre en place un développement industriel et technologique pour lutter contre la crise et c’est pour cette raison qu’il a appelé son mouvement "Solidarité et progrès". Bien sûr, le candidat n’aura pas les moyens d’organiser de grands meetings qui ne servent, selon son directeur de campagne, qu’à "produire un bon son et de belles images d’un candidat pour les médias". Il se contente de réunions d’appartements où il peut développer ses idées dans un grand nombre de villes de France.
Christophe Paquien se montre d’ailleurs plutôt optimiste. Il a le sentiment que l’image de Jacques Cheminade a évolué avec le temps : "Nous sommes beaucoup plus sollicités qu’avant par les médias". Tout arrive!
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